Ordre Hospitalier en Gascogne - OSJ

Histoire de l'Ordre

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Pierre II, Roi de Yougoslavie

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Chevaliers Hospitaliers

 

L’ordre des chevaliers hospitaliers est une organisation non gouvernementale œcuménique à vocation de charité et de défense de la chrétienté, mais aussi de défense d'un idéal de monde libre et des droits de l'homme. 

L'Ordre est issue de la charte de Pierre Karađorđević (1923-1970), Roi de Yougoslavie, à Paris le 1er octobre 1963. S'en est suivie la Constitution Royale.

La devise officielle de l’ordre, en latin, est « Pro Fide, Pro Utilitate Hominum ».

L'Ordre des Chevaliers Hospitaliers a commencé comme un groupe de charité qui s'est occupé des Pèlerins chrétiens venant en pèlerinage à Jérusalem approximativement 50 ans avant la première Croisade.

En Effet, un groupe de marchands originaires d’Amalfi (port situé près de Naples) négociait avec le calife de la famille des Fatimides d’Egypte pour une concession située à l’emplacement de la maison de Zacharie, le père de Jean le Baptiste. Les marchands feront ainsi construire une église Sainte Marie Latine, un monastère et deux hospices.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/86/%2B%2BGerard_Tum,_by_Laurent_Cars.jpg/250px-%2B%2BGerard_Tum,_by_Laurent_Cars.jpgL'inauguration de l'Hospice de Saint Jean à Jérusalem a eu lieu en 1048, mené par le Frère Gérard, originaire de Martigues (Dpt 13 - France), lequel a suivi initialement la Règle Bénédictine. Par la suite, vers 1087, ces Hospitaliers adoptèrent la manière de vivre de la communauté de l'Ordre Augustinien qui était suffisamment flexible pour être adapté à leur mission d’Hospitaliers.

Plus tard, les chevaliers prendront le contrôle de l'Ile de Malte.

Le 19 mai 1798, Bonaparte, en route pour la campagne d'Égypte, quitte Toulon avec le gros de la flotte française et parvient à échapper à la flotte britannique de Nelson. Il se présente devant La Valette en demandant de faire aiguade (remplir les barriques d'eau) et, devant le refus du grand-maître Ferdinand de Hompesch de laisser entrer dans le port plus de quatre bateaux à la fois, Bonaparte s’empare de Malte, les 11 et 12 juin 1798.

Les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont chassés de l'île par Bonaparte. Le 10 octobre 1798, les 249 chevaliers de l'ordre exilés en Russie au palais Vorontsov de Saint-Pétersbourg proclament le tsar de Russie Paul Ier grand-maître de l'Ordre. Celui-ci crée, en plus du grand prieuré russe de Saint-Jean de Jérusalem regroupant les chevaliers d'obédience catholique, un deuxième grand prieuré russe œcuménique de Saint-Jean de Jérusalem regroupant les nouveaux chevaliers russes de confession orthodoxe. Ces nouveaux chevaliers russes reçoivent cette distinction à titre héréditaire à la différence des chevaliers catholiques qui ne le sont qu'à titre personnel. De cela va découler une situation étonnante, puisqu'après la disparition du patrimoine l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Russie, il continuera à exister des chevaliers de Malte par transmission héréditaire.

En mars 1802, l'Ordre se trouve conforté par le traité d'Amiens, signé entre le Royaume-Uni et la France, l'Espagne et la République batave. L'archipel maltais doit lui être restitué, mais les Britanniques refusent de le rendre. Les chevaliers se trouvent alors partagés entre ceux qui entourent Tommasi, Grand-Maître nommé par le Pape en Sicile (une petite minorité) et ceux qui restent à Saint-Petersbourg (la grande majorité) autour du Grand Maître Russe.

Mais, devant le coût financier de la guerre, l'empereur Alexandre Ier approuve le 20 janvier 1817, sur une décision du conseil des ministres, le séquestre de toutes les biens des deux grands prieurés russes. 

La croix de Malte continuera à être portée par les pages jusqu'à la transformation de l'Académie militaire par la révolution. Alexandre n'avait pas aboli l'hérédité des titres et l'on peut postuler la perpétuation de l'Ordre au travers de ces héritiers.

À la suite de la révolution russe, avec la révolution bolchevique de 1917, la guerre civile de 1918 et la Seconde Guerre mondiale, nombre de Russes, liés à la famille impériale ou refusant le nouveau régime, s'exilent en Europe et aux États-Unis. Beaucoup de Russes, nostalgiques de la grandeur impériale, se regroupent en associations. 

Par ailleurs, les reliques sacrées de l'Ordre (le bras de Saint-Jean et la Vierge de Philerme) sont placées sous la protection royale de la Yougoslavie (Famille Royale Karageorgevitch). Aujourd'hui, ces reliques sacrées sont toujours en Macédoine au Monastère de Cintje, et sont encore vénérées tant par l'Ordre de Saint-Jean, Chevaliers Hospitaliers, que par l'Ordre de Malte.

http://abbeysanluigi.files.wordpress.com/2012/05/king-peter-ii.gifC'est Pierre Karađorđević, roi de Yougoslavie à la suite de l'assassinat de son père lors d'un voyage officiel en France, en exil à Londres après l'envahissement de son pays par les forces de l'Axe, qui est à l'origine de la reprise en main de l'ordre des chevaliers hospitaliers.

Ce qui paraît naturel, car il est le Protecteur Royal et spirituel de l'Ordre via les reliques sacrées. 

Il existait depuis 1912, aux États-Unis the Order of St. John of Jerusalem (l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem) créé sous la forme d'un « grand-prieuré américain de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem » et dont le premier grand-prieur est l'avocat new-yorkais William Nelson Cromwell. Le grand-duc Alexandre Mikhaïlovitch de Russie en est nommé grand-maître lors d'un de ses voyage au États-Unis en 1913.

C'est au château de Grandson, en Suisse, le 7 avril 1962 que le Roi Pierre II de Yougoslavie est investi de sa charge de protecteur de l'ordre. Le 16 juin 1962, l'ordre de transfert du couvent est signé par Karađorđević et le Grand Maître Français,le Colonel de Cassagnac, entériné par le grand-conseil du grand-prieuré américain dès le 23 juin 1962.

Le Roi Pierre Karađorđević signe, à Paris le 1er octobre 1963, une charte par laquelle il reconnaît et confirme the Order of St. John of Jerusalem et son 72e grand-maître, Paul Granier de Cassagnac, s'en déclare le Protecteur et appelle tous les ordres se réclamant de l'ordre historique de Saint-Jean de Jérusalem à se réunir autour de lui. Il restait encore à réformer la constitution de l'ordre américain de 1912. 

Pierre Karađorđević est porté à la tête de l'Ordre en avril 1964, est nommé Grand-Maître, le 25 mars 1965 par une réunion de baillis à Zurick. 

L'OSJ développe ses implantations ; néanmoins en Italie, au Royaume-Uni et en terres protestantes les développements sont freinés pour ne pas dire empêchés par la présence d'ordres, eux aussi issus de l'historique ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui ont un appui de la puissance souveraine avec respectivement l'ordre souverain de Malte, the Most Venerable Order of Saint John et les Johanniterorden.

http://www.osj-nsw.org.au/images/Prince%20Karl%20Yugoslavia1.jpgS.A.R. Karl-Vladimir Karageorgewitch, Prince de Yougoslavie est l'actuel protecteur de l'Ordre et Grand-Maître.

Les reliques sacrées, le bras de Saint-Jean, la vierge de Philerme, et un morceaux de la Sainte Croix, sont toujours conservées en ex-Yougoslavie, dans un monastère en Macédoine.

Les reliques sacrées du Bienheureux Gérard, elles, sont conservés à MARTIGUES.

Les grades des chevaliers de l'Ordre sont, dans l'ordre croissant :

postulant,

écuyer-novice,

chevalier d'honneur,

chevalier d'honneur grand-croix,

chevalier de grâce,

chevalier de grâce commandeur,

chevalier de justice,

chevalier de justice commandeur,

chevalier de justice bailli grand-croix de justice.

Les membres du clergé, portent le titre de prélats de l'Ordre.

Les grades des dames de l'ordre sont, dans l'ordre croissant :

dame d'honneur,

grande-dame.

Les personnes travaillant pour l'Ordre sont :

donat, servant et servante.